Chroniques et Tribulations

lundi 28 juillet 2014

A suivre ...

Après plus de 4 ans sur Canablog, j'ai pris mon courage à deux mains et je me suis enfin décidée à déménager. 
Aujourd'hui, Chroniques et Tribuations continue ailleurs et je vous donne rendez-vous sur :

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lundi 21 juillet 2014

Oh les jolies assiettes d'été !

L'autre jour, on discutait entre copines quand, je ne sais comment, la discussion est arrivée sur ce blog (le truc qui me donne toujours envie de m'enfouir la tête bien profondément dans le sable)(coucou, j'assume pas)
Si les commentaires sont en général assez gentils, du moins lorsque je suis présente, l'une d'entre elles m'a dit : "j'aime bien ton blog mais franchement des fois, tu racontes des trucs dont on a rien à foutre" (c'est une amie, rappelez vous) 

J'ai avalé ma salive et accusé le coup (l'égo de la blogueuse est sensible).
Puis, dans une ouverture d'esprit incroyable dont je ne me serais pas crue capable, j'ai demandé d'un air détaché : "ah bon? quoi par exemple?"
Elle m'a répondu : "et bien par exemple ton dernier gâteau ou ce que tu as bouffé"

Hum. Je vois. 

Donc, pour vous faire plaisir, ainsi qu'à mon amie que j'aime malgré tout (je suis la bonté même), j'ai décidé de vous faire un petit florilège des assiettes super-miam de l'été. Parce que ça vous donnera peut être des idées fraîches et légères. Parce que j'aime les assiettes d'été. Parce que c'est joli et coloré. Parce que c'est mon blog et j'aime raconter des choses dont les gens n'ont rien à foutre

Côté salé :  

L1060383Pastèque, chèvre frais, salade, beignet d'aubergine, Huile d'olive, Basilic 

 

L1060484Asperges, Jambon Cru, Melon, Oeufs, Salade et Pain aux olives

 

L1060490Wrap au saumon fumé et crudités 

L1060499Gambas et légumes grillés au barbecue

 

L1060500Carottes rapées, haricots mungo, tomates tricolores, roquette, melon, et tartine de terrine végétale aux champignons.


L1060512Burger aux poivrons, oignons et fromage de chèvre avec pain aux olives maison et frites de courgettes

 

L1060411Pizza moche mais bonne aux poivrons grillés, chèvre, et jambon


Côté sucré : 

L1060493Sorbet à la banane maison, sauce caramel beurre salé, spéculoos et chantilly

J'ai découvert récemment combien il était facile de faire des sorbets maisons. Il suffit de congeler des fruits et le lendemain, de les mixer avec un peu de sucre glace et un blanc d'oeuf. Résultat depuis une semaine tout y passe : abricots, fraises, pomme verte, pêche, et banane.

L1060516Granité de pastèque, menthe et jus de citron

 

L1060497Mousse à la réglisse 

 

L1060384Tarte Abricots / amandes 

 

Et toi, tu manges quoi l'été ? 

Posté par Laurie6882 à 12:09 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
lundi 7 juillet 2014

La salle d'attente

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Nous sommes tous les 2 dans cette salle d'attente. Côte à côte, les jambes croisées de la même façon et les mains jointes. Le silence qui règne ici est assourdissant. On ne bouge pas, on ne parle pas, on ne rit pas. Respirer, c'est déjà presque faire trop de bruit.

Aujourd'hui, c'est le jour du verdict. Celui où on va savoir s'il faut encore se battre ou si on a gagné et que tout est fini. Cela doit faire à peine quelques minutes que nous sommes assis et pourtant l'attente commence déjà à être pénible. Toutes ces secondes qui passent renforcent l'angoisse et me font à imaginer le pire.  

Je regarde les gens autour de nous et je me demande pourquoi ils sont là, eux aussi. Quelle mauvaise nouvelle les a amené jusqu'ici ? Ce jeune homme, pourquoi est-il là ? Et ce vieux couple, qu'est ce qui tourne pas rond chez eux ? 

On appelle ton nom. C'est ton tour. Tu te lèves et je reste assise puisque tu préfères que je ne vienne pas avec toi. Je comprends, j'aurais fait pareil. Pour t'épargner, au cas où. 

Ma main lâche ton bras, je te laisse partir. Je t'accompagne des yeux et d'un sourire. 


Tu rentres dans ce cabinet et quand la porte se ferme sur tes talons, mon sourire s'efface. Ce n'était qu'un sourire de façade bien sur. Une façon de me montrer confiante et rassurante, te dire "mais non, arrête, ça va bien se passer!" "arrête de t'angoisser, il n'y a pas de raison!". 
Tous ces mots que j'ai prononcé tant de fois ces derniers jours, comme un mantra, une méthode Coué à 2 sous pour tenter d'apaiser ton stress et conjurer le sort. 

La vérité, c'est que je suis terrifiée moi aussi. Et à présent que je suis seule, sans toi, à t'attendre, je sens la peur s'emparer de tout mon corps. 

Mon ventre se tort, les larmes me montent aux yeux. Je sens les regards se poser sur moi, les gens aussi doivent se demander pourquoi on est là. Je baisse la tête. J'essaie de lire pour passer le temps et me changer les idées mais je ne comprends pas un mot de ce que j'ai sous les yeux. Il fait chaud, je sens des gouttelettes de transpiration se former au creux de ma nuque. Mon rythme cardique s'accelère et je commence à manquer d'air. 

"Allez, respire, tu vas pas te trouver mal ici non ? Calme toi..."  

Me calmer ? Mais comment je peux me calmer ? Je suis en colère ! Très en colère ! T'as pas le droit de me laisser toute seule dans cette galère, tu m'entends. Moi, je peux pas sans toi. C'est trop tard, si tu voulais partir, c'était avant, avant qu'on se rencontre, plus maintenant. Pas maintenant que ma route a croisé la tienne. Trop tard. De toute façon, je veux pas que tu sois là, dans ce cabinet, c'est moi qui devrait être à ta place, je veux prendre ta place, ta maladie, je veux pas que tu souffres. Moi je m'en fous mais pas toi. 

Ça bouge dans le cabinet, un bruit de chaises, toute ma colonne vertébrale est électrifiée, je voudrais mourir tellement j'ai peur du moment qui va suivre. 

Tu sors et dans une esquisse de sourire que je ne sais pas interpréter tu me dis : "tu viens?"
Je ne sais pas comment, mon corps t'obei alors que je pensais que mes jambes étaient paralysées. Et nous sortons, main dans la main. Ma main que tu serres fort. Mais ça veut dire quoi, bordel?! Tu serres pour me rassurer et me dire que tout va bien ou bien tu serres parce que tu as besoin de moi?! Ça veut dire que tout va bien ou ça veut dire que tout va mal?! 

Les 3 étages que l'on descend à pied me paraissent une éternité.

Une fois dehors, tu me dis : 
- "J'arrive pas à le croire, tout va bien"
- "Comment ça tout va bien ?"
- "Oui, oui, tout va bien, il n'y a plus rien. Rien de rien. Je redeviens un patient lambda avec une surveillance normale"
Puis tu te crois obligé d'ajouter en riant : "Désolé ... Tu vas devoir me supporter encore un moment

Tu me prends dans tes bras et on se serre à se faire mal. Je ne sais pas si je ris ou si je pleure. Comment c'est possible, un tel miracle ? 

Après une minute ou une heure, je ne sais plus, on laisse derrière nous le service d'oncologie. 
Et on rentre chez nous. 
La vie nous attend encore. 
Ce n'est pas encore l'heure. 

 

"Et puis comment je ferais sans toi moi ? Et puis comment l’univers il ferait sans toi ? Ça ne pourra jamais fonctionner. C’est impossible. Alors faut pas pleurer ! Faut pas pleurer. Parce que ça va aller je te le promets, ça va aller. Parce qu’on est de ceux qui guérissent, de ceux qui résistent, de ceux qui croient aux miracles. Pas de ceux qui disent que lorsque les tables bougent, c’est que quelqu’un les pousse du pied. Mais un jour tout ça on n’y pensera même plus. On aura tout oublié, comme si ça n’avait pas existé »
Fauve - Blizzard

Posté par Laurie6882 à 16:14 - - Commentaires [32] - Permalien [#]
jeudi 19 juin 2014

L'arbre de la vie

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Ce week-end, j'étais de baptême.
J'avais mis une belle robe, je m'étais maquillée et coiffée, avec l'arrière pensée secrète de montrer à mon ex (présent de l'assemblée) que, depuis qu'il m'a quitté il y a des siècles, j'étais devenue super bonne. (Ne mens pas, je suis sûre que tu l'as déjà fait aussi).

La vérité est telle que ça n'a absolument pas marché. (je ne suis pas très bonne)

BREF, cet article ne prend pas du tout le tournant que je voulais lui donner. 

Chéri étant d'obligation familiale (fête des pères oblige), j'ai passé le plus clair de mon temps avec mes deux amies les plus proches. On a beaucoup trop mangé, on a bu quelques verres de rosé et on a eu une discussion sur la vie. Sur la religion, sur Dieu, sur la réincarnation, sur le bien, le mal, la galaxie et les espaces-temps. Mais surtout sur la vie en général. 

L'une d'entre elles nous a fait part de sa vision à savoir que la vie, c'était comme un arbre avec une multitude de branches. A chaque décision, on choisit une direction, un chemin, une branche, et cette décision impacte sur le reste de notre vie. Avoir pris une autre décision aurait donné un tout autre tournant à notre vie. 

Je ne sais pas si je suis claire mais je t'assure qu'après une sangria et un verre de rosé, tu as l'impression d'être Michel Onfray qui parle avec Bernard-Henri Lévy.

Pourtant, c'est bel et bien une réalité : Chaque décision que l'on prend, si minime soit elle, impacte sur le cours de notre vie. 

Cette idée me terrifie et me fascine...
Je me suis mise à repenser aux moments clés ainsi qu'à la multitude de moments à première vue sans importance, ces milliards de moments qui depuis ma naissance ont donné à ma vie son aspect actuel.

Je me souviens cette nuit où l'homme-que-j'aimais-mais-qui-ne-voulait-pas-de-moi était seul et déprimé. Il avait reclamé ma présence, il avait besoin de moi et, pour me venger de lui, je lui avais dit non. Notre relation n'a plus jamais été la même après ça. Que ce serait il passé si j'avais dit oui ? 

Comment aurait été ma vie si, il y a 8 ans ce matin là, avant de prendre ce cachet et me rendre toute tremblante à l'hopital, j'avais changé d'avis et décidé de garder cet enfant que je portais

Aurais-je eu une carrière épanouissante si je n'avais pas foiré l'entretien et si j'avais été embauchée comme rédactrice dans ce magazine à Paris ?

Aurais-je pu connaître le bien et épouser les mêmes valeurs si je n'étais pas, auparavant, allée dans le mal ? 

Quelle aurait été ma vision de la vie si mon père n'était jamais tombé malade et si je n'avais jamais été confrontée à des situations que je ne souhaite à personne? 

Que ce serait il passé si j'avais eu les couilles de prendre mon sac à dos pour faire cette mission humanitaire en Inde, comme je le rêvais ? 

A quoi ressemblerait ma vie si, ce jour là, au fond du gouffre et profitant de la connexion wifi du Mac do, je ne m'étais pas inscrite sur ce site sordide et je n'avais pas cliqué sur la photo de cet homme qui dort aujourd'hui à mes côtés

Je suis là, aujourd'hui, à cet instant, à écrire cet article. Peut être que je rate quelque chose qui aurait pu se passer si j'avais choisi de faire autre chose ou peut être que de cet article va découler quelque chose que je n'avais pas anticipé. 

La branche sur laquelle je suis actuellement dépend de toutes ces décisions prises auparavant. Un seul minuscule changement et tout aurait été différent.  

Quand j'y pense, ça me donne le vertige d'imaginer les milles vies que j'aurais pu avoir.
J'ai fait des erreurs évidemment, il y a des choses dont je ne suis pas fière et auxquelles j'évite de repenser, mais je crois que je ne regrette rien.  

Puis je me suis demandé quel arbre symboliserait ma vie : un chêne fort et solide ? un sapin qui conjure les mauvais sorts ? un amandier, symbole de renaissance ? un saule pleureur ? 

Comme tout le monde, je n'ai aucune idée de ce qui m'attend sur les branches suivantes et c'est ce qui est à la fois excitant et effrayant dans cette putain d'aventure.

Parfois les branches sur lesquelles on se trouve sont un peu pourries, fêlées, prêtes à craquer.
Parfois l'arbre semble mort.
Dans ces cas là, il n'y a qu'une chose à faire : toujours se dire qu'il y a encore plein de branches à venir et faire confiance à sa bonne étoile. 

Posté par Laurie6882 à 12:30 - - Commentaires [11] - Permalien [#]